Bises
Remi
PS: Sur votre droite, une musique de mon pays qui a un gros succes et que je vous dedie, Bersuit Vergarabat – Soledad
L’histoire se résume assez simplement, un frère et une soeur couchent ensemble à l’insu de tous. Il est bien clair dès le debut du film qu’ils sont frère et soeur. On ne nous epargne aucun detaille pendant le film. Bref, au bout d’une heure, on est assez mal à l’aise. (j’avais la gerbe, j’avoue.). Tout se termine sur la decouverte du pot-aux-roses par la mére, effusion de larme, de violence, de frustration et de vice mis à jour. (Un vrai bonheur – ironie -). On sort de là bien degouté et on a pas envie de revenir. Le theme de l’insceste frere-soeur est rarement abordé au ciné (j’ai peut etre pas l’habitude d’aller voir ce genre de film non plus.) et ce n’est pas plus mal. Je vous laisse analyser le titre du film, Geminis
Au programme, baignade, Choripan (Saucisses au pain), et bronzette (enfin pour les autres parce que je suis déjà rouge).
Nous repartons lorsque le soleil se couche. Gaston doit faire un aller retour pour déposer les filles au bus. (bon débarra!! c’est pas qu’elles étaient grosses, mais on était un peu serré à l’arrière.)
En attendant sur le parking, sur qui tombe-t-on? Notre ami Paul que nous avions croisé à la reception de l’ambassadeur (Voir ce billet). Et en effet, il vit sous une toile de tente et ce depuis 9 ans. Il nous raconte qu’il vit de coupe de gazon et de petit boulots dans ce village du bout du monde….et ca lui plait. Il nous parle de mai 68, de ses voyages, des evenements en France etc…mais voila, le temps était trop court pour en dire plus. Cependant, nous sommes invité quand nous voulons sous la toile de tente de ce vieux roots de 63 ans.
Ciao Paul, nos vemos…
Bref, la foule s’exite, Manu fait peter les Watts. Tout le monde s’entrechoque, la musique est bien plus trash que sur les CD. Les corps commencent à transpirer. Les visages gouttent, les T-shirt sont moites. Les premiers poustillons de Manu nous arrivent dessus tellement nous sommes proche. (Enfin tellement je suis proche parce que dans le combat seul les plus forts l’emportent, bref Marion avait deja giclé 10 metres derriere.) Tout le monde sautille partout, les mains se lèvent (ca me rappel le concert de Ghinzu lors du festival d’Evreux, dedicace à Erwan qui s’etait battu à mes cotés dans cette rixe face aux artistes.) Lors de la chanson « Seigneur Matanza » (signifie massacre en francais) les Etats Unis sont fustigés, Bush traité de tous les noms. Des bras d’honneur surgissent de toute la foule. « Bush enculé de mondialiste etc… ». Ma chemisette commence à etre bien mouillée (je ne vais pas m’arreter là quand meme), je goute de partout (pas grave je suis super bien placé). Augustine est toujours vaillant dans le combat, à quelques metres de moi. Je lutte au milieu de la chaleur et de cette musique qui m’envaillit. Lorsque les mots Canabis et Washington retentissent, la foule s’exite pour la legalisation et contre les States. (moi qui suis un anti-americaniste primaire et un consommateur regulier de Canabis, ca tombe bien, je me sens tout de suite dans mon élément.(ironie)) Qu’importe, je fais le beauf, je fustige les States. (faut dire que les Etats Unis tiennent l’Amerique du Sud à la gorge, c’est assez scandaleux sous certains cotés, on se rend pas compte quand on est en France…Bref plaidoyé altermondialiste une autre fois.) Au bout de trois quarts d’heure, je suis carrement trampé. Les autres autour de moi sont torse nu. Les mains glissent dessus, Ziup, hop, pas possible de s’accrocher. Les filles ont presque déserté le pugilat. Ma chemise colle. La foule n’est pas moins compacte qu’au debut, meme si les personnes qui se sentent mals sont évacuées par pelletés. Cependant, je comprend vite que le combat ne cessera pas faute de combattant. Je decide donc un retrait stratégique sur le coté avant droit. (Reculer est quand meme plus facile que d’avancer.) Lorsque je suis à environ 10 metres de l’artiste, la foule est beaucoup moins virulente. La vue de ma chemise ouvre meme une voie royale. Sur les bons conseils de mes camarades, j’ote ma chemise afin de sécher. Devant la catastrophe de mon vetement, je l’abandonne dans la foule. (de toute facon je l’aimais pas cette chemisette. A la fin du billet je vous fais un recapitulatif de tout ce que j’ai perdu en Argentine, meme si cette chemise c’etait volontaire.) Je pars m’acheter un T-shirt Manu Chao super sympa avec les dates des concerts Argentins dans le dos, la classe!!! (je voulais en ramener pour les offrir mais il etaient chers, enfin tout est relatif 25 pesos (7 euros) mais j’avais plus assez de thune pour en prendre d’autres.) J’ecoute le reste du concert un peu plus en retrait, je profite de la musique est du show tres sympa au milieu des cigarettes enrichies. La foule se porte à 10 000 convives (moins les 2500 morts de la fosses). Le retour c’est fait partiellement à pied et grace à un taxi providentiel. Je me suis couché (après une bonne douche) la tete pleine de musique d’un concert qui a duré plus de 2h15.
Recapitulatif partiel (je suis sur que je vais en oublier) de ce que j’ai perdu en Argentine:
Un pantalon (oublié en voyage je crois)
Un pull (Déboires de la soirée mexicaine, dommage je l’aimais bien)
Un savon
Un ordi portable (Volé)
Une chemisette (abandonné)
Un deuxieme pull (perdu)
Une serviette de toilette (Dans une auberge ils ont cru que c’etait la leur. J’en ai piqué une de l’auberge en compensation)
Bref, mon entourage me dit d’etre un peu plus materialiste parceque ca devient grave. Si j’en trouve d’autres, je les rajouterai à la liste.
Pour les autres moments forts de la semaine, il y a la prise de billet d’avion avec Marion F pour le Road trip Argentin, à lire brievement sur son blog
Bientot recit de mes déboires au milieu du systeme communiste de ma fac. Et oui, je ne suis toujours pas inscrit pour les examens!! et le contact ne m’avait rien dit, le salaud!! Pour cela je dois faire faires des papiers, aller dans 50 services de l’etat differents demander le formulaire B612 au bureau G27, 3eme etage, 6eme batiment…..pour qu’ils me renvoient ailleurs etc….Coming soon quand je serai arrivé au bout. (j’ai quand meme commencé y a une semaine et c’est pas fini!!!)
PS: dans deux jours, mi cumpleaño, le 17 novembre
PS2: J’ai un telephone fixe maintenant, le numéro et dans le lien « mon adresse » sur la droite de cette page.
l’anniversaire de Maradona
1ere manif anti-Bush
Manu Chao
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Bientot un billet sur l’utilisation du Bidé en Argentine…
Et surtout un billet sur ma vie quotidienne avec photos de ma maison, les lieux que je fréquente etc….

Sans transition:
Les cours deviennent assomants, ennuyeux etc…et pour une fois, nous n’avons pas de travail de groupe à rendre pour le lundi. Par conséquent, j’ai decidé d’aller passer le WE en Uruguay, rien n’est sûr mais là aussi je vous tiens au courant.
Je te souhaite un joyeux et heureux anniversaire depuis le bout du monde (ok on est du meme coté de la planet)
Bises
Remi
PS : Si toi aussi tu veux etre l’ami de Marion M souhaite lui un joyeux anniv en commentaire, ca lui fera plaisir je pense!
Je n’aime pas trop parler de mes vacances comme dans le billets précédents, d’autant que je ne sais jamais quoi raconter ni par où commencer. Laissez moi plutot vous parler de la télévision argentine. Chaque soir, les mêmes emissions passent à la TV, et chaque soir c’est plus affligeant que la veille. Voila donc un panorama du divertissement local….
Vendredi 16 Septembre
Mes yeux sont encore brillants et ma bouche pâteuse de la tequila bue la veille lorsque je dis à Marion : « On part ce soir pour le nord, même si on est pas frais. » De fait, nous avons comaté toute la journée du vendredi, mais à 20h30 sur le pied de guerre, nous montons dans le car direction Salta. Cités d’or, ¡Ya voy!
Lendemain matin 7h, nous voila arrivé dans les provinces du Nord Ouest Argentin. Nous allons pauser nos affaires à l’auberge et partons à la découverte de Salta. La ville est tout à fait jolie, les musées tout à fait ennuyeux. Ce sont vielles pierres sur vieux cailloux. Un constat s’offre a nous, nous sommes déjà samedi, demain, Salta sera ville morte. Location de voiture est donc décidée et concrétisée. L’objectif de la mission : Faire une boucle de 2 jours en voitures pour aller vers les villages indigènes retirés du monde (mais pas du capitalisme croyez moi). L’itinéraire est le suivant Salta – Cachi – Molinos -Angustaca – Cafayate (une nuit là bas) – La Viña – Salta. Tous ça en passant par les vallées Calchacies.Cf carte tracé au sud de Salta

Bref un trajet super attrayant. Plein d’entrain et espiègle de découvrir ces contrés sauvages, nous partons dès 7h30 le samedi matin. Fangio guide mes mains sur le volant, la route commence belle, sinueuse, mais agréable. Tout bascule lorsque la route se transforme en piste caillouteuse plutôt cahoteuse. Un constat s’impose, bitume tu ne reviendras jamais plus. Nous roulons donc au milieu de nul part dans des vallées (quebrada) splendides. Le décor est féerique, les paysages infinis.
Après 70km de pistes, nous voila à Cachi, petit village très agréable au pied et même au genoux de la cordillère des Andes (2000 et qq metres). Apres le repas, direction Molinos et là l’horreur, la route avant, c’était du gâteau!!! l’ambiance c’est Paris-Dakar avec une Golf. RDV est pris avec Marion pour que nous faisions le Paris-Dakar en 2015, on a le temps de se préparer.
50km plus loin, Molinos, sans intérêt. Et enfin, pas mal de km plus loin, Cafayate, ville douce et agreable comme toute cette region.
Le lendemain matin, au taquet!!! A 9h nous sommes au ruines de Quilmes, village indien qui a résisté pendant des dizaines d’années à l’envahisseur Espagnol, mais sans potion magique. Alors un jour ils sont tombés, ont tous été déportés près de Buenos Aires, et maintenant il n’en reste plus un. Oui c’est pathétique!! Mais l’honneur est sauf puisque la bière nationale Argentine porte le nom de cette valeureuse cité : « Quilmes« .
Par la suite, musée de la Patchamama, la déesse de la terre. Vu l’état de la terre ici (aride et inhospitalière) il serait bon qu’ils mettent les bouchés double sur la prière!!
Dans la foulée, retour dans la quebrada direction Salta, je passe les détails et je vous invite à regarder les photos dans qq jours, j’ai bon espoir de les mettre en ligne.
Nuit a Salta puis direction Jujuy (prononcer Rourouy, – sans faire le pigeon – mais en se raclant la gorge sur les J, autant dire super agréable). Ville cool mais moins que Salta. Hop, une petite journée de visite à Jujuy, puis décision est prise de partir le lendemain matin pour des villes du nord perdues dans les Andes. Ainsi, 7h25 du matin le soleil se levé sur Jujuy, Rémi et Marion partent prendre le bus direction Purmamarca et Humauaca. Purmamarca est connue pour sa montagne au 7 couleurs et c’est beau. Cependant le petit Andin n’est pas bête et sait entuber le touriste, cette ville est infestée de petits vendeurs d’artisanat qui vu les quantités écoulées doivent bien être industriel, ca gache un peu le village. Humauaca est connut pour sa beauté et son horloge Allemande de je ne sais plus quel siècle qui tout les jours nous montre, à midi pile, le jolie minoi de San Francisco!! Un grand moment croyez moi! (ironie là). Il est deja 14h quand nous quittons Humauaca direction Tilcara pour visiter d’autres ruines de village indien. On s’est posé pendant 1h au milieu des ruines à rien faire et c’était bien.
Retour Jujuy en bus moldave.
Le lendemain est consacré à la visite de Jujuy. Le soir nous décidons de nous trouver un buibui des plus glauque pour bouffer et on a mis la main sur des perles. Finalement on a bouffé dans un truc que l’on peut qualifier d’immonde, la tv crachait un film pourri où les dialogues ont été remplacés par des coups de feu, une vrai merveille. Il faut croire que l’on a aimé ca puisque le lendemain midi à nouveau buibui pourri avant de prendre le car pour Tucuman.
Nous sommes arrivé dans la soirée dans cette ville connut pour être le lieu ou l’indépendance de l’Argentine a été signée le 9 juillet 1816 et je pense que ça ne restera connut que pour ça d’ailleurs.
Bref sans transition, comme nous sommes des aventuriers, nous sommes partis pour Tafi del Vallée (2h30 de bus) ville connut pour son neant, tout ca au milieu des montagnes. Là on a passé 24h à pas faire grand chose comme tous les habitants de ce villages. Seule particularité, la personne qui tient l’auberge voue un culte à Bob Marley s’en est assez comique.
J’abrège ce billet pour dire que nous sommes rentré sur Córdoba après 9 jours de voyage bien remplis et des souvenirs plein la tête. En fait, il y a tant de chose à dire que je ne peux pas tout écrire ni vous le faire vivre, mais « lo que paso, paso » ce fut une semaine extraordinaire.
Photos soon…
Bises
Remi
Cette semaine beaucoup de taf – Stop
Recit de ma semaine de vacances dans 6 jours – Stop
Bises à tous – Stop