Etre un gringo en Amérique du Sud

C’est un thème que j’ai déjà abordé, mais le fait d’avoir une tête de “gringo” en Amérique du sud ça a des inconvénients. Tentative d’énumération non exhaustive…

- On se retournera dans la rue pour vous regarder. (surtout au Pérou)
– On tentera de vous voler. (tentative encore aujourd’hui)
– On y arrivera à vous voler.
– On essaiera de vous parler anglais.
– On vous dira “Hello, hello, hello…”
– On ne vous écoutera pas quand vous parlez. (seul les enfants écoutent)
– Le prix du bus aura tendance à enfler pour vous.
– Les changeurs de monnaie recommencerons à crier “cambio” à votre approche.
– Les gamins vous colleront pendant 20mns pour une pièce. (hier celui là)
– Le bruit des cymbales des pauvres s’agiteront à votre arrivée.
– Les taxis klaxonnerons en vous voyant.
– On voudra vous vendre toutes les merdes imaginables, mais avec beaucoup d’insistance
– On essaiera de vous embarquer dans une bagnole. (Bogota celui-là)
– 5 gars se jetterons sur vous pour arracher votre sac. (Rio de Janeiro, ma soeur qui portait le sac)
– On tentera de vous embrouiller en croyant que vous maîtrisez pas assez la langue.
– On vous mentira en permanence. (celui-là il se vérifie tous les jours un truc de dingue, mais pour des conneries en plus)
– Quand vous vous embrouillerez avec quelqu’un tout le monde s’en mêlera. (Cartagène a été l’exemple flagrant, je vous raconterai une autre fois)


et bien d’autres que j’oublie ou que je n’ai pas vécu personnellement (ex: Braquage à main armée etc…)

Je vois tout de suite les gens me dire, tu exagères notre continent n’est pas comme ça, il y a aussi plein de trucs supers etc… Oui, le continent est comme ça, mais si je suis resté aussi longtemps c’est bien parce que les trucs supers compensent largement les autres.
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11 Responses to Etre un gringo en Amérique du Sud

  1. Patrick says:

    Ouais, ouais, ya aussi des coins comme cela dans le 93, mais bon.

  2. Patrick says:

    Le costume cravate et l’air vache ça marche bien dans ces coins.
    Le style touriste c’est duraille c’est vrai

  3. Rémi says:

    En plus je cumule, outre le fait d’avoir le “style touriste” je fais 1 m 90. J’ai l’impression d’être au zoo parfois, mais du mauvais coté de la grille!

  4. Les Dus du Genetey says:

    toutes ces aventures tu nous les conteras dans un livre. Succès garanti. Au salon du livre tu feras mieux que PPDA, d’Ormesson, ou Pascal Jardin.
    Gallimard, Fayard, Actes Sud et Grasset sont prévenus de ton retour, ils t’attendent dans les grands salons de CDG. Le champagne est au frais.
    Ne te coupe pas la barbe, ni la moustache, la presse et la famille veut te voir : "nature".

  5. Edouard says:

    Je suis bien d’accord avec toi cousin ! Mais de mon point de vue (et il est moins global que le tien, car j’ai moins vu de pays là bas), je ne l’ai vécu comme ça que au Pérou !! Chili, Argentine et Bolivie pas de problèmes, mais Pérou : même pas "Ola" mais "Plata, gringo !!" (Fric). Je dois dire que le plaisir du Pérou est un peu atténué par l’attitude générale de bcp de péruviens, qui sont un peu trop habitués à voir des touristes. Bien sûr, il y a eu aussi bcp de belles rencontres, mais énormément de mauvaises et désagéables…
    Petit coup de gueule sur le Pérou. Allez en Bolivie !!

  6. Christine says:

    C’est vrai qu’en Bolivie, tu as une paix royale. A part le cireur de chaussures qui nous a tenu la jambe (c’est le cas de la dire) pendant près de 10 mn et Rémi au bord de la crise de nerfs..

  7. Remi says:

    "Rémi au bord de la crise de nerfs.." j’ai besoin d’un rafraichissement lá? Je crois pas me stresser…??

  8. Kroll says:

    Rémi tu es le plus stressé de tous les mecs que je connaisse.
    Ce que tu dis est vrai dans à peu prêt tous les pays où tu as une gueule de touriste et j’ai trouvé que l’Amérique du sud c’était vraiment soft par rapport à d’autres endroits. Pour le Brésil les braquages c’est pas que pour les touristes malheureusement c’est le quotidien.
    En tout cas malgré tout ça j’ai adoré l’Argentine et le peu du reste de l’Amérique du sud que j’ai vu et je recommande.

  9. Patxi says:

    Rémi,
    j’aime bien tes posts brut de coffre, sans trop calculer, tes récits de voyageur errant que je découvre.
    mais là t’es un peu sur de ton jugement."oui le continent est comme ça".
    si un gringo a un total look de touriste,avec tout le kit decathlon quechua gourde thermos-sac à dos-chaussures rando (qui fait bien marrer les vrais eponymes et les aymaras du même coup…), il se visibilise encore un peu plus.pour peu qu’il soit blond et grand, il est à moitié "foutu" dans pas mal de coin du continent, effectivement.
    et pour peu qu’il se comporte en conquérant, en consommateur sur de son bon droit et, tranquillement, affichant cet air de supériorité qui peut nous caractériser, meme inconsciemment, là, il s’affrontera à des formes inattendus de houspilleries,conneries, mais aussi codes inaccessibles, reactions ininterpretables.
    en gros, au dela de la mendicité et de la délinquence, les réactions des populations ont souvent un lien direct avec la propre attitude du gringo.
    on peut pas généraliser comme ça sans prendre le risque de passer pour un touriste qui passe à côté de certains aspects des réalités du pays qui l’entoure.
    et le "mensonge" permanent que tu décris, t’es tu déja demandé si c’était pas autre chose?une autre façon de penser, de vivre…et de se foutre de la gueule du gringo? que ca ne nous plaise pas et qu’on puisse pas s’y habituer, c’est sur…mais les complexes d’infériorité pour des peuples humiliés, baffoués, qui ont une longue histoire, eux aussi,de lutte, de dignité, bah ca peut expliquer pas mal de trucs aussi.
    bon apres les relous qui en ont apres ta thune, c’est un peu logique aussi non?

  10. Remi says:

    Patxi, je suis d’accord avec toi, l’attitude du gringo joue enormement dans le comportement des autres. Malheureusement j’ai quelques attributs physiques qui ne jouent pas en ma faveur. A titre d’exemple (marrant cette fois), il y a 5mns une fille m’a demandé d’ouvrir un cadena placé à 2m de haut. Elle ne pouvait pas l’atteindre pour ouvrir ça boutique.
    Sur le general, je suis d’accord avec ce que tu dis. Par contre la dernière phrase m’a fait bondir!! Que la logique justifie l’envie j’ai du mal à percevoir le concept. D’autant que j’ai pu constater que ce ne sont pas les plus pauvres qui chapardent malheureusement…

  11. Scavenger says:

    Personnellement, je fais un peu le caméléon pour ma part, même si Buenos Aires n’est pas le pire endroit de l’Amérique Latine. Barbe de quelques jours, vêtements sombres, pas de sacoche/sac à dos, parfois je prend le look des jeunes ici, bref j’essaie de me fondre dans la masse pour éviter justement ces petits désagréments. Cela n’empêche aucunement les gamins de la Boca ou de San Telmo de venir me gratter une pièce, mais au moins je pourrais pas venir pleurer après que j’étais naïvement inconscient des dangers qui rôdent.

    Quant au complexe d’infériorité, je veux bien, mais faudrait pas non plus que cela justifie un braquage à main armée, c’est un peu trop facile. C’est pas parce que mes camarades se foutaient de moi en primaire qu’aujourd’hui je vais taper les gamins… Faudrait pas non plus qu’on ait à s’excuser d’être né là où on est né, chaque culture a ses richesses, et chaque culture mérite d’être respectée, gringos ou chicos.

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