Road Trip, part 2, De San Juan à Mendoza

Nous voilà aujourd’hui dans la belle et tranquille ville de San Juan, Capitale de la province du même nom. Il est 6h du mat (à peu près) et nous sommes bien fatigué par notre voyage. (en fait, ils ont mis un film avec Steaven Seagal, bref dès que ça tapait on se réveillait. Je dirai même, on a pas eu l’occasion de s’endormir.) L’hôtel parait proche, nous partons à pied. Grave erreur, 20 pâtés de maisons plus loin nous arrivons au Zonda hostel. (Le Zonda est un vent qui passe dans le coin). A ce moment là, on commence à être carrément mort. La douche nous remet d’aplomb, alors, sans hésiter, nous fonçons vers le centre ville. (5 pâtes de maisons en plus.). L’objectif pour cette ville est de visiter le parc d’Ischigualasto, plus connut sous le nom, de vallée de la Lune. Les agences de voyages nous prennent bien pour des cons en nous proposant des tarifs de ouf. Après quelques petits calcules, il apparaît évident que la location d’une voiture est plus rentable. Nous réservons une voiture pour demain. Il nous reste donc toute la journée pour visiter San Juan et sa proche banlieue. Plusieurs choses semblent être intéressantes, mais celle qui retient notre attention est la Bodega Graffigna (Une cave à vin pour être honnête). Arrivé là-bas, malgré les horaires indiqués sur la porte, c’est fermé!!! Réfléchissant à la situation nous tournons une vidéo avec Marion à destination des AP2. (groupe d’amis de l’école de commerce)

 Pas de panique, pour le vin, on aurait tout fait, même faire ouvrir la cave fermée. Et c’est ce que nous avons fait. Ainsi, la bodega Santiago Graffigna nous ouvrait ses portes. La visite se déroule, nous ne sommes que deux. Puis la visite se prolonge…(à quand la dégustation?). La visite n’en fini plus puis BAM!!! DÉGUSTATION!! On a pas été volé, le vin était bon, l’ambiance sympathique, joyeuse et gaie. Puis nous rentrons tranquillement à l’auberge sous une chaleur étouffante. Nos corps sont moites et visqueux, la transpiration ruisselle sur nos fronts, le dos goutte,….j’en fais un peu trop là, puis ça devient crade. Bref, re-douche. Le soir, nous discutons tranquillement dans le jardin de l’auberge. Le temps est calme, chaud, mais la petite bière que nous buvons est fraîche et désalterante. Dans l’auberge, il y a des argentins qui font le tour du pays en vélo, des porteños et, suprême affront, des françaises, dont une qui a déjà bossé à Saint Julien en Genevois (Pour ce qui ne comprennent pas, Saint Julien est la ville d’où vient Marion Fontaine qui voyage avec moi. Cette ville ne se situe ni plus ni moins que dans le trou du c** du monde.)

Le lendemain, départ aux aurores. Malgré le peu de routes dans le pays, nous arrivons à rater l’accès à celle-ci. Mais, dès que nous y sommes engagé, les kilometres défilent et ce jusqu’au sanctuaire dédié à la Difunta Correa.

La difunte Correa est le symbole même de la souffrance. En effet, son mari malade étant partit à la guerre, celle-ci tenta de suivre son régiment à travers le désert de Cuyo son nouveau né tétant son sein. La pauvre mourut de soif et d’épuisement. Des hommes passant par là découvrir le nourrisson encore vivant tétant le sein de sa mère trépassée. La survie du petit être est le 1er miracle attribué à la difunta Correa. A l’endroit de sa dépouille a été érigé un sanctuaire qui attire des milliers de fidèles par an. Ces fidèles apportent des ex-voto, des plaques d’immatriculation, des maquettes de leur maison et des bouteilles d’eau. Ces dernières servent à étancher la soif de la défunte. Sur le bord des routes argentines, il n’est pas rare de voir un amoncellement de bouteilles d’eau afin que les voyageurs ne meurent pas de soif.

Après se moment de recueillement nous avons roulé jusqu’au parc d’Ischigualasto aussi appelé, la Vallée de la Lune. Le parc est patrimoine mondial de l’humanité depuis 1999. Pour la visite, on se promène en convoi de véhicules et il y a des arrêts pour les explications. Pour résumer, les arrêts, se sont 20 mns de blabla (souvent intéressant) sous 43 degrés. Deux grandes bouteilles d’eau en 3h ont à peine suffit à étancher notre soif. Les paysages de ce parc sont très variés et d’une beauté imprégnée de sobriété désertique (je deviens poète). Sur le chemin du retour, trois autostoppeuses se sont proposées à nous. (j’allais pas refuser ça.) Deux argentines et une allemande. Marion (qui étudie en Allemagne) a put s’exercer, même si visiblement l’allemande ne comprenait pas ce que Marion disait. (Je mets ça sur le compte que l’allemande avait l’air super à l’ouest).

Le programme était de partir directement sur Mendoza avec la voiture et de repartir le lendemain sur la route qui mène au Chili. Nous commencions à etre bien mort de fatigue et comme l’heure se faisait tardive, Marion m’a demandé d’appeler une auberge pour réserver (1ere demande de réservation que Marion me demandait, vous verrez que c’est pas la dernière. environ 150 dans le séjour). Bref, j’appel, c’est OK. Nous roulons et arrivons à minuit à l’auberge. Mais, pas de bol, ils n’avaient rien à battre de notre réservation donc ils avaient refilé nos places à d’autres personnes. On se retrouve donc dans une autre auberge un peu plus loin avec piscine etc… (la piscine faisant l’objet du prochain récit. Non Loana ne s’y trouve pas.)

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3 Responses to Road Trip, part 2, De San Juan à Mendoza

  1. Kroll says:

    ça donne envie tout ça mais on attend un peu de pub pour notre pièce Rémi aide nous.
    Pour la piscine et Loana je vous fait le petit compte rendu ragot de la semaine. (source Closer) Loana et Jean Edouard seraient à nouveau ensemble. Info ou Intox?
    On attend la suite des tes aventures avec impatience.
    Biz grand gars.

  2. Bah alors Marion, gibst du Problemen um Deutsch zu sprechen? 😉 Tu ne t’es pas assez entraînée dans Lektür und Vortrag ("Kingt, blinkt, schminkt…"). Enfin, c’est pas grave, tu pourras p’têt continuer à vivre avec la langue française en restant à Bourdonville puisque, apparemment, on peut même y travailler… 😉
    Rémi, je vois que, comme moi, tu n’arrives plus à écrire en Français sans fautes d’orthographe. D’ordinaire, j’aurais fait mon chieur, mais là ça me rend presque joyeux de ne pas être le seul! 🙂 Gracias!

  3. Cedric says:

    ton voyage est vraiment bien raconté.
    Merci pour la video. ne t’inquiète pas pour moi, il fait déjà chaud à Charleston en mars.

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