Cordoba, capitale Américaine de la culture, 2006

Qui l’eu cru, Cordoba ville culturelle!!! En effet, malgré la pauvreté des musées locaux, Cordoba a été choisie pour être la capitale Américaine de la culture pour cette année 2006. argentine    Pour l’occasion, Mercedes Sosa venait chanter hier soir dans la plus grande avenue Cordobeas. Le concert était prévu à 9h. (Super tôt pour ici). A notre arrivée (9h20), l’avenue était déjà bien envahi par la foule. Sur les écrans, l’image de Sosa est diffusée et a nos oreilles arrive ça douce est belle voix. Étrangement l’artiste est assise. En y regardant de plus près, on découvre que l’artiste est un mastodonte grassouillé qui ne peut se tenir debout pendant 2h30 de spectacle. Qu’importe, la voix est enchanteresse, le public plus que cosmopolite. Les vieux côtoient les jeunes, les pauvres, les vieux etc… En faite, cette artiste n’a rien d’une Britney Spears mais attire les foules de tous les horizons.

Entre chaque chanson l’artiste nous adresse quelques mots et l’on s’aperçoit vite qu’il s’agit d’une personne bonne pleine de positivisme. Une personne qui, comme bien d’autres artistes de sa génération, a du fuir la dictature militaire. Ainsi, ces années d’exils au Mexique la marque encore profondément. Cependant, on sent la bonté et la joie de vivre dans ses paroles. Chaque chanson fait vibrer le coeur des Cordobeas. Plus le temps passe, plus les personnes se balancent en rythme, plus les gens tapent des mains au dessus de leurs têtes, plus la ville est envahie par cette clameur populaire. Les buildings de 10 à 12 étages longeant l’avenue ne sont plus des barrières à la joie. Les mains claquent en rythme. Tous s’y mettent quelque soit l’origine sociale ou l’age. Le refrains sont chantés avec l’artiste. La mélodie est alternativement douce puis folklorique.

A l’annonce de sa dernière chanson, la foule se révolte de bonheur. "NNNNNNOOOOOOOO". Le public en veut plus, le public ne se lasse pas. La voix de Mercedes Sosa envahit la ville. Le bruit des mains qui claquent fait vibrer nos corps. Les 45 000 personnes présentes ne forme plus qu’un. La joie explose lorsque Mercedes, impotente, se lève pour tenter de danser. Deux organisateurs se pressent au cas où l’artiste tomberai, mais la volonté est plus forte et Sosa s’adonne a quelques mouvements de danse. C’est comme la guérison du paralytique, comme les yeux de l’aveugle qui retourne à la vue. Notre chanteuse s’éloigne en laissant sortir toute sa voix. Alors que le spectacle se termine dans la joie et l’allégresse, un feu d’artifices s’élève derrière nous au bout de l’avenue. Enchanteur, magique. La ville est comme illuminée de milles feux l’espace d’une soirée.

Tel fut, mes amis, l’inauguration de Cordoba comme Capitale Américaine de la culture.

 

This entry was posted in Argentine. Bookmark the permalink.

3 Responses to Cordoba, capitale Américaine de la culture, 2006

  1. Cecilia says:

    Salut, Rémi! Je viens de lire ce billet, je l’ai bien aimé. J’adore Mercedes Sosa, comme le 90 % des Argentins. Elle a été très malade et elle est assez âgée, c’est pour ça qu’elle ne marche presque pas. Quand elle était jeune elle dansait plus et sa voix était encore plus douce.
    "cette artiste n’a rien d’une Britney Spears…" Mais biensûr… et heureusement!
    À bientôt!

  2. EDU says:

    LES FRANÇAIS COMME REMI CROIENT QU ILS SONT LE CENTRE DU MONDE ET QUI ILS ONT LA RAISON ET LE POUVOIR DE LA CRITIQUE ABSOLUE… IL Y A BEAUCOUP DE CHOSES POUR ÊTRE CRITIQUÉÉS EN FRANCE, ON DEVRAIT COMMENCER PAR LÁ, NON?

  3. Remi says:

    Là je ne sais pas quoi répondre, je vois pas d’où vient ton délire mon grand. Je vois même pas ce que je critique dans cet article…

Comments are closed.